Les vétérinaires

Il serait utile de démystifier quelque peu le travail d’un vétérinaire généraliste. La littérature populaire véhicule une image «herriotique» du vétérinaire qui n’est pas tout à fait réaliste. Il ne passe pas son temps – comme le vétérinaire anglais James Herriot l’a si bien décrit dans ses nombreux livres – à voler au secours des animaux blessés ou à soigner les animaux malades. Cet aspect de son travail, certes le plus intéressant et le plus gratifiant, existe bel et bien, mais, dans une pratique non spécialisée, il n’est pas la norme. Plutôt que curatif, le travail d’un vétérinaire généraliste est surtout préventif et très routinier. Son contrat social l’oblige à aider la société à mieux gérer ce qu’elle considère comme une ressource naturelle.
Voici le serment que prononce le nouveau vétérinaire, l’équivalent du serment d’Hippocrate:

Étant admis à la profession de médecin vétérinaire, je jure solennellement d’utiliser mes connaissances scientifiques et mon expertise pour protéger la santé animale au bénéfice de la société, pour soulager la souffrance animale, pour conserver les ressources du cheptel animal, la promotion de la santé publique et l’avancement de la connaissance médicale. Je pratiquerai ma profession consciencieusement, avec dignité, et en respectant les principes de l’éthique de la médecine vétérinaire. J’accepte l’obligation à vie d’améliorer continuellement mes connaissances professionnelles et ma compétence (1).

Le vétérinaire est donc responsable de la transformation, de la réparation, de la réadaptation et de la destruction des unités malades ou non fonctionnelles. Il sert à adoucir et à humaniser l’exploitation des animaux. Il joue un rôle crucial et sous-estimé, car, sans lui, le public ne pourrait profiter des animaux avec autant d’insouciance et de facilité. Il est en quelque sorte la conscience d’une société qui exploite les animaux non sans quelques scrupules, comme en fait foi l’existence même de cette profession.

La médecine préventive

De 60 % à 70 % des visites chez le vétérinaire ont pour but la vaccination. En tenant compte des retombées indirectes (associées à la venue régulière du client), elle représente de 20 % à 50 % des revenus d’un vétérinaire (2). Les analyses de selles pour déceler les parasites intestinaux font également partie de son quotidien. Le vétérinaire passe en outre beaucoup de temps à expliquer le «mode d’emploi» aux parents qui ignorent presque tout des caractéristiques biologiques et psychologiques de leurs enfants. Il donne aussi des soins d’hygiène, comme couper les griffes, nettoyer les oreilles, démêler les poils, couper les plumes des ailes d’oiseaux ou vider les glandes annales des chiens.

La stérilisation

Le contrôle des populations par la stérilisation constitue un autre volet important de son travail, quoique de moins en moins. En effet, depuis quelques décennies, les refuges, les cliniques de stérilisation à prix modique et les animaleries se sont attribués une large part du gâteau. Ils emploient des vétérinaires qui ne font que ça, à la chaîne, et pour des prix difficiles à battre. Aujourd’hui, il est même possible d’acheter dans une animalerie, pour une somme dérisoire, un animal de deux mois déjà stérilisé, sans griffes (chats) ou sans glandes annales (furets), autrement dit prêt à «entrer en fonction».

La surpopulation associée à une consommation effrénée fait de la stérilisation une nécessité, mais cette intervention n’a aucun impact sur la surpopulation et le nombre d’abandons et d’animaux errants. En effet, ces problèmes sont essentiellement une retombée du consumérisme et de la promotion très agressive d’une industrie peu scrupuleuse.

L’onyxectomie

Le dégriffage des chats aux États-Unis, au Canada et en France, les pays les plus zoophiles au monde, est routinier. Grâce à des prix compétitifs, certaines cliniques, qui ont fait des mutilations de convention une spécialité, attirent une clientèle nombreuse. Enlever les griffes à un chat, à un tigre ou à un lapin, consiste à amputer au niveau de l’articulation l’équivalent, chez les humains, de la portion la plus distale des doigts et des orteils. Les effets de cette mutilation sur le bien-être des victimes sont très controversés. Les chats deviennent parfois, à la suite du dégriffage, plus agressifs et malpropres. Chez les chats adultes, cette mutilation provoque un traumatisme psychique indéniable. On ne sait pas si ces effets sont dus à l’amputation en tant que telle ou s’il s’agit de séquelles de l’intervention. En l’absence de griffes, le chat se trouve sans défense et ses mouvements sont gênés par l’amputation du dernier segment des doigts et des orteils. L’appui du membre ne se fait plus sur le bout de la dernière phalange, mais sur le bout de la phalange précédente qui n’a pas cette fonction anatomique. Toute l’angulation des membres et la biodynamique du corps est transformée par cette mutilation qui accroît en outre la tension des tendons, des ligaments et des muscles. Les névralgies chroniques et les douleurs fantômes (il n’y a aucune raison de croire qu’elles n’existent pas chez les animaux) sont courantes, ainsi que les complications (infections, etc.) à la suite de la chirurgie (4). En conséquence, ces bêtes (surtout les animaux obèses, et ils sont nombreux) souffrent pour le reste de leur vie.

Le taillage d’oreilles et de queue

Quelques vétérinaires taillent encore les oreilles et la queue des chiens, mais, en général, ces interventions (au Canada du moins) n’obtiennent pas l’assentiment de l’ensemble des membres de cette profession et ceux qui pratiquent ces mutilations sont peu nombreux. La plupart des éleveurs coupent eux-mêmes, à froid, avec une paire de ciseaux, la queue et les ergots des chiots, quelques jours après la naissance. Pour respecter les critères de la race, certains éleveurs taillent même les oreilles illégalement, dans des conditions d’aseptie et d’anesthésie douteuses.

L’ablation des cordes vocales

Les aboiements du chien sont une source de pollution sonore incontestable et, pour l’enrayer, les cordes vocales sont parfois excisées. Cette mutilation est encore couramment pratiquée en Amérique du Nord et dans la plupart des pays d'Europe. Quelques vétérinaires en font même une spécialité, mais ce genre d’opération est en général mal perçu par la profession. Cette mutilation est en effet souvent associée à des complications que le maître ne décèle pas ou qu’il ignore. Le tissu cicatriciel qui se forme pendant la guérison à la place des cordes vocales peut, dans certains cas, obstruer la lumière du larynx et empêcher ces animaux de respirer normalement. Dès qu’ils s’excitent le moindrement, leur respiration devient laborieuse et, en raison d’un manque d’oxygène, leur langue bleuie. L’anxiété de ces animaux, qui est bien souvent la cause des aboiements de détresse (anxiété de séparation), n’est jamais prise en considération, et l’animal continue à souffrir désormais en silence, sans déranger son maître ni les voisins.

Les répercussions

Les répercussions de ces mutilations sur le comportement et sur les fonctions physiologiques (la perte de la fonction hormonale suite à la stérilisation, par exemple, a plusieurs effets sur la santé des animaux, l’un des plus fréquents étant l’incontinence urinaire), les complications postopératoires graves et la perte de l’attrait esthétique à cause, par exemple, d’un taillage d’oreilles manqué peuvent justifier l’abandon ou la mise à mort d’un animal. D’autre part, toute la procédure médicale qui entoure les opérations est très traumatisante pour les animaux et les complications sont nombreuses et dépendent, dans une certaine mesure, de l’état de santé générale de ces derniers et de la compétence de la personne qui pratique l’intervention. C’est qu’il existe un éventail d’intervenants dont l’expertise, la sensibilité, le respect envers les animaux, l’amour du travail bien fait ne sont pas nécessairement garantis. La mort liée à l’anesthésie, les infections post-chirurgicales, la repousse partielle, souvent invisible, des griffes, les névralgies, les tendinites, l’éventration par suite de la stérilisation, la nécrose des phalanges, parfois de tout l’avant membre (mort du tissu due à un manque de circulation), sont fréquentes. Selon une étude américaine récente, des complications surviennent chez environ 19 % des chiens et 12 % des chats qui subissent des interventions de routine (5).

La pratique et la recommandation de ces mutilations par une profession qui symbolise l’amour des animaux libère la conscience et soulage la culpabilité du public. Par son assentiment et sa coopération, le vétérinaire rend légitime ces mutilations et favorise la consommation. En effet, beaucoup de gens n’auraient pas d‘animaux s’ils n’avaient pas accès à ces services avec autant de facilité et à un coût relativement dérisoire.

J’ouvre ici une courte parenthèse pour dire que la Suède est le seul pays à avoir interdit toutes les mutilations des animaux de compagnie (incluant l’onyxectomie). La seule mutilation de convention permise est la stérilisation. En date du 04 avril 1999, la France n‘avait signé aucune convention sur le taillage des oreilles et le coupage de queue. Dans d’autres pays comme le Canada et récemment aux Etats-Unis, depuis le mois de juillet 1999, les associations vétérinaires n’encouragent pas le taillage d’oreille et de queue. Cependant, il n’est pas facile de concrétiser ces bonnes intentions, car il n’existe aucun moyen de les renforcer. Là comme ailleurs, on voit toujours beaucoup de chiens aux oreilles et à la queue coupées dans la rue, et la presse animalière du monde entier continue de nous en montrer. Tant que les associations canines ne changeront pas les critères de race, ces mutilations se poursuivront (6).

L’euthanasie

Outre les interventions que je viens de mentionner, il est un acte que le vétérinaire généraliste pratique régulièrement et qui en fait un spécialiste de la mort: l’euthanasie à la demande du client. Dans certains cas, cette demande est liée au coût des soins que requiert un animal malade. Les clients les plus attachés et sensibles sont souvent déchirés face à des frais parfois considérables et le sort de l’animal dépend de plusieurs facteurs, comme leur situation pécuniaire du moment, leur degré de culpabilité, leur code moral, éthique et religieux, leur degré de dépendance émotive et de satisfaction, la facilité avec laquelle ils peuvent remplacer leur compagnon, l’égoïsme, l’orgueil, les pressions familiales et celles du vétérinaire. La prise de décision n’est pas facile, et l’amour qu’on éprouve pour un animal ne se mesure pas nécessairement à la décision de le faire soigner. Dans d’autres cas, le vieux dicton selon lequel «qui veut noyer son chien l’accuse de la rage» prend son vrai sens, et les maîtres demandent la mise à mort d’un animal dont ils ne veulent plus sous prétexte qu’il est malade. Certains n’osent pas dire leurs véritables raisons, ou les ignorent; plusieurs, se sentant embarrassés et coupables, s’adressent à un vétérinaire qui ne les connaît pas ou bien abandonnent incognito dans les refuges ou les fourrières leur enfant dont ils ne veulent plus. Les mobiles du propriétaire sont parfois multiples, ambigus et difficiles à comprendre. Le succès d’un vétérinaire dépend beaucoup de sa perspicacité (7).

Et c’est ainsi qu’un grand nombre d’animaux de compagnie ne meurent pas de leur belle mort. Aux États-Unis, selon les estimations d’une étude récente, 3,9 millions de chiens et de chats sont euthanasiés en clinique chaque année. Il n’y a pas de statistiques concernant les autres espèces (8). Il faut dire aussi que les vétérinaires ne consentent pas toujours d’emblée à la demande d’euthanasie. Leur accord, leur complicité pourrait-on dire, dépend, surtout chez les plus jeunes, de la raison invoquée. En général, et à la différence des fourrières, les vétérinaires refusent de tuer les jeunes animaux et ceux qui ne sont pas malades. Malheureusement, avec le temps et les contraintes financières, plusieurs vétérinaires deviennent de moins en moins sélectifs et remplissent leur contrat social comme on leur demande.

Des études récentes aux États-Unis et au Royaume-Uni ont démontré qu’au cours de leurs études, les étudiants, notamment ceux de sexe masculin, devenaient progressivement de plus en plus insensibles à la souffrance des animaux et de moins en moins concernés par leur bien-être. Les diplômés récents étant plus concernés que les plus anciens. De toute évidence, les longues années d’études et le nombre d’années en pratique érodent le sentiment d’empathie que le vétérinaire peut ressentir envers les animaux. Ce durcissement graduel se traduit non seulement par une perte d’intégrité personnelle mais par une perte sérieuse pour la profession, les animaux et la société en général (communication personnelle du Dr Michael W. Fox, auteur du livre Inhumane society:The american way of exploiting animals).

Vente de produits de consommation

Parallèlement à la pratique de leur art, les vétérinaires, pour arrondir les fins de mois et faire marcher les affaires, vendent divers produits de consommation, comme des régimes diététiques, des shampoings, des insecticides, des accessoires pour l’hygiène, des colliers, des laisses, etc. De plus, la plupart des cliniques offrent des services de toilettage et de pension et quelques-unes proposent même un service d’incinération. Quelques vétérinaires se spécialisent dans l’élevage et la vente d’animaux de race.

Résumé

Pour résumer, la médecine vétérinaire fournit des soins de plus en plus spécialisés à quelques enfants privilégiés, mais elle démontre peu d’intérêt pour la condition animale dans son ensemble. Comme le dit justement J.-P. Kiefer: «Elle est concernée par quelques arbres d’une forêt gigantesque qu’elle laisse souffrir et mourir, sans intervenir (9).» Cette profession admet la nécessité d’un vague bien-être (non défini) pour les animaux, mais elle refuse de leur reconnaître des droits et elle est virtuellement absente des groupes qui travaillent dans ce sens. Elle cautionne, pour le bénéfice (il n’y a rien de moins sûr dans le contexte actuel (10)) de la société et celui de l’industrie, l’exploitation des animaux sous toutes ses formes.
Le mot amour est impropre si l’on veut décrire la relation véritable entre le vétérinaire et les bêtes. En effet, il n’est pas autant l’ami des bêtes que l’ami de ceux qui les exploitent et qui le rémunèrent. Si la maladie (son gagne-pain) est une des préoccupations du vétérinaire, ses interventions ne visent jamais sa source. Ils sont rarement en première ligne pour défendre les animaux, là où ça compte. Le principe de non-ingérence et la promotion active de la consommation sont la règle d’or. La prospérité de cette profession dépend d’un approvisionnement constant de matière première(11).
Déchiré entre sa mission sociale, le bien-être des animaux et les impératifs financiers, chaque vétérinaire doit, selon son inclination personnelle, trouver une façon de travailler qui lui permettra de préserver son intégrité morale et son sens de l’éthique. Ceux qui pensent que les animaux sont faits pour servir l’Homme, qu’ils sont une ressource naturelle renouvelable et exploitable – selon un sondage de l’Association vétérinaire des États-Unis, ils sont une très forte majorité (12) –, vivent moins de conflits moraux et se sentent plus à l’aise à l’intérieur de leur contrat social. Les autres, les plus sensibles, éprouvent énormément de difficulté à concilier les intérêts des animaux (dans un sens large) et du médecin avec ceux de l’homme d’affaires et du maître. En fait, ils sont impossibles à concilier, car ils sont totalement opposés (13). Pour tenir compte de ces divergences, il serait utile, comme le suggère le vétérinaire anglais Michael W. Fox, de scinder la profession en deux pour bien faire la différence entre les vrais vétérinaires, ceux, au service des animaux, et les autres, au service de l’industrie et de leurs propres intérêts, qu’il serait plus approprié d’appeler des techniciens de l’exploitation animale.

Il y a une dizaine d’années a été créée l’Association américaine des vétérinaires pour le droit des animaux. Sa mission affichée est d’améliorer la condition animale dans son ensemble. L’organisme, de portée internationale, propose de changer le serment du vétérinaire par le suivant:

Je jure solennellement d’utiliser mon savoir scientifique et mes habilités pour protéger la santé et le bien-être de tous les animaux, pour soulager la douleur et la souffrance des animaux, pour renforcer la compréhension des besoins inhérents et les intérêts de tous les animaux, et pour promouvoir la préservation de la faune et de son environnement naturel. (14)

C‘est un pas dans la bonne direction, toutefois, cette association, ne rallie pas une forte proportion des membres de la profession. Ainsi, au Canada, seuls 0,4 % des vétérinaires (20 sur environ 5000) y étaient inscrits. Sa popularité n’est pas plus grande auprès des vétérinaires américains (0,5 % en sont membres) et elle est nulle en France. Combien d’entre eux son véritablement actifs et préoccupés par la condition animale ? Cela reste à déterminer. Pour des raisons de mise en marché et d’image, faire partie d’une association de ce genre peut en effet être bien vu par une certaine clientèle. Il est en outre probable que cette association agisse comme trompe l'oeil pour donner l'illusion au public que les vétérinaires sont concernés par la condition animale. Sa mission réelle serait de donner bonne conscience à l'ensemble de la profession tout en dorant son blason.

Notes:

1. Jerry Tannenbaum, Veterinary Ethics , Baltimore, Williams and Wilkins, 1989; traduction libre.

2. André Noël, La vaccination annuelle des chiens et des chats est remise en question , La Presse le 20 Mars 1999 A18; Wendy S. Myer, "Will vaccine income drop? Pet Vaccinology ", Veterinary Economics janvier 1998, p.32 ; DW Macy, " Feline Retroviruses" American Animal Hospital Association Proceedings, 1996, p. 228-30.

3. Swabe Joe: Animals as a Natural Resource: Ambivalence in the Human-Animal Relationship in a Veterinary Practice (1996) (Traduction du Hollandais). Joe Swabe est concernée par la relation entre l'etre humain et les animaux domestiques. Elle examine le rôle social du vétérinaire et l'ambivalence de son rôle. Animals, Disease, and Human Social Life: The Human-Animal Relationship Reconsidered. Onderzoekers. University of Amsterdam Yearbook (1996) Adresse électronique: http://www.xs4all.nl/ianmacd/Jo/research.htm. (03/1999); Yi Fu Tuan, Dominance and Affection: the making of pets , New haven and London, Yale university Press, 1984, p. 101-3.

4. " Surgical Claw Removal: An Extreme Solution " (Le dégriffage; une solution extreme) Pamphlet informatif publié par AVAR (Association of Veterinarians for Animal Rights) Adresse Internet: http://www.envirolink.org/arrs/avar/ ; People for the Ethical Treatment of Animals (PETA), "Declawing Cats: Manicure or Mutilation?" Factsheet, Companion Animals N6 (site consulté le 3/15/99): Adresse Internet: www.peta-online.org ; GW Ellison, " Complications of Declawing the Cat ", North American Veterinary Conference (NAVC) Proceedings 1996.

5. SC Bamsey et al. "Post-operative Complications of Elective Surgeries in Dogs and Cats Determined By Examining Electronic and Paper Medical Records ", Journal of the American Veterinary Medical Association, vol. 208, no 11 juin 1996)

6. Conseil de l'Europe. Convention Européenne pour la protection des animaux de compagnie. Strasbourg 13.XI. 1987. Traité No.125 (95) 29. Association of Veterinarians for Animal rights, ouvr. cité. Kieffer Jp. " Caudectomie et Otectomie: vers une interdiction? " Bull. Soc. Vét. Pract. de France (04/1999)T:79, n4 P-205.

7. Ibid; Joe Swabe, ouvr. cité;

8. G. Patronek et L.Rowan. "Determining dog and cat numbers and population dynamics" Anthrozoos vol VIII N4 (1995): P-199-205. A. Arluka, "Coping with euthanasia: a case study of shelter culture". JAVMA vol 198 ,1991, p. 1176; Andrew Rowan, " Shelters and pet overpopulation: a statistical black hole ". Anthrozoos, vol 5, no3, 1998; " Unwanted pets: disposal of dogs and cats in a provincial Australian city ". Aust. Vet. Pratit. 25(2) (06/1998).

9. Kiefer, ouvr. cité; Arluka, ouvr. cité.

10. Il serait souhaitable de réévaluer le principe meme de la domestication des animaux. En effet il n'est pas sûr que cette coutume relativement récente soit encore bénéfique pour notre société. Le gaspillage d'énergie et de ressources naturelles, financières et humaines, la pollution, la destruction et la détérioration des habitats et de la faune, l'écart grandissant entre les riches et les pauvres, l'explosion démographique, l'empoisonnement de la chaîne alimentaire, l'émergence de la variante de la maladie de Creutzfeld-Jacob (vr), les risques réels de contagion microbienne, les maladies associées à un régime alimentaire trop riche en graisses saturées, la souffrance que nous infligeons inutilement aux animaux, la mentalité de dominance excessive et la cruauté qu'elle sous-entend et surtout l'existence d'alternatives plus saines et rentables ne justifie plus ce style de vie, à mon avis caduque. Ceci-dit, ce n'est pas une simple question de sentiments voir de sensiblerie mais une question d'ordre pratique et surtout une question de survie. Cette position est certes radicale cependant elle n'est pas plus fanatique que l'abandon de la saignée ou de la charrette pourtant considérée, à une certaine époque, aussi vitale que la domestication des animaux.

11. Michael Fox, reflexions of a veterinary heretic , ouvr. cité

12. Ibid.

13. Ibid: voir surtout toutes les facettes de l'exploitation des animaux et le rôle du vétérinaire; Michael Fox, Eating with a conscience: The bioethics of food , Troutdale, Or, EU, NewSage Press, 1997: Livre qui résume l'élevage industrielle des animaux et le rôle du vétérinaire; John Robbins, Se nourrir sans faire souffrir: La planéte, le tiers monde, les animaux et nous , Montréal, Alain Stanké, 1990. version anglaise Diet for a new america , New Hampshire, EU, Stillpoint Publishing: démystifie toutes les fausses notions sur la valeur nutritive du lait et de la protéine animale et brosse un tableau peu glorieux de l'industrie de l'élevage industriel; Peter Singer, Animal Liberation: a new ethics for our treatment of animals , New York, Avon, 1975; Philippe Diolé, Les animaux malades de l'Homme , Paris, Flammarion, 1974: Deux classiques sur la condition animale; Joe Swabe, ouvr. cité: Brosse un tableau de la domestication et du rôle traditionnel du vétérinaire; Site internet: www. purefood. org: Ce site contient une foule d'information sur l'industrie agroalimentaire, la transformation industrielle des aliments, l'industrie de l'équarissage, la contamination de la chaine alimentaire, la variante de la maladie de Creuztfeld-Jacob etc.; Association of Veterinarians for Animal Rights (AVAR), ouvr. cité: divers information sur l'élevage, le trappage, la vivisection, la fourrure et le cuir etc.; Richard Rhodes, Deadly Feasts: The prion Controversy and the Public's Health , New York, A Touchtone Book, 1997: L'histoire absolument captivante de l'épidémie de la vache folle; John Sarah Fitzgerald, InternationalWildlife trade: Whose business is it? , Baltimore, Maryland, EU, World Wildlife Fund, 1989; Bernard Rollin, Social ethics, veterinary ethics, and the pet overpopulation problem , Journal of the American Veterinary Medical Association , vol. 198, no.7, avril 1991, the treatment of companion animals is the most glaring exemple of animal abuse" ; E. 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Voir aussi dans la meme veine, Barbara Noske, Beyond Boundaries: Humans and Animals , Buffalo, New York, 1997: Ces livres démystifient toutes nos notions erronées sur les animaux; Groupe de Lisbonne, Limites à la compétitivité: vers un nouveau contrat mondial , Montréal, Boréal, 1995: pour en finir avec l'hégémonie des multinationales Noam Chomsky, Radical priorities , Montréal, Black rose books, 1981: les livres de Noam Chomsky, considéré à l'heure actuelle comme le plus grand intellectuel sur la terre, s'attaquent à tous les tabous mais, surtout aux grandes industries qui pillent et saccagent la terre pour s'enrichir. Comment le consommateur est manipulé par les médias, les gouvernements, les intellectuels et les scientifiques verreux. Il parle de la dominance excessive et il traite aussi de nos relations avec les animaux et entre autres, il démystifie toutes les expériences mensongères sur le langage des animaux et sur leurs capacités intellectuelles réelles: Lire aussi du même auteur, Perspectives on power: Reflexions on Human nature and the social order , Montréal, black Rose books, 1997 et enfin Manufacturing of consent: Noam Chomsky and the media , Montréal, black Rose Books, 1994. Aussi disponible en version filmée au Canada chez Ciném Libre, 4067 St-Laurent blvd. Suite 403, montréal, QC, H2W 1Y7 tel: (514) 849-7888 fax: (514) 849-1231 en France chez K-Films, 111, rue Saint Maur, 75011 Paris, tel: 43 57 65 15 Fax: (1) 40 21 91 57: A. Livingston, The rogue primate: An exploration of human domestication , Boulder Colorado, Roberts Rhinehart Publishers, 1994: La domestication de l'Homme et son impact sur l'environnement et la condition humaine; Krishnamurti, lire toutes ses oeuvres particulièrement, Commentaires sur la vie , Se libérer du connu , Paris, Stock, 1994; La première et dernière liberté , Paris, Stock, 1994: Krishnamurti analyse en profondeur nos comportements et l'impact sur notre société du nationalisme, de la religion, du besoin d'assouvir sa dominance, du désir d'évasion, de la peur psychologique, des psychologues etc. Henri laborit, Éloge de la fuite, Paris , Robert Laffont, 1976: Un classique; Frances Moore Lappé. Sans viande et sans regrets. Un régime alimentaire pour une petite planéte , New York, l'Étincelle, 1971. Version anglaise, Diet for a small planet , New York, Balantine Books, 1971, 1975;

14. Association of Veterinarians for Animal Rights, ouvr. Cité.