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La zoothérapie PREMIÈRE PARTIE
Une relation malsaine pour les animaux Les erreurs de cause à effet sont fréquentes, car le cerveau humain a une tendance naturelle à faire des liens là où il ny en a pas. Le propriétaire dun chien, par exemple, na besoin que dune satisfaction intermittente (renforcement positif) pour continuer à penser que son animal est bon pour lui. Comme un joueur compulsif, il occulte les mauvais côtés pour ne se rappeler que les bons. Or, sil faisait un bilan systématique, il sapercevrait très rapidement que la possession dun animal, surtout dans un milieu citadin, est bien plus problématique quautre chose. Et cest tout à fait compréhensible, car les animaux ne sont pas faits pour vivre dans nos sociétés. En comparaison des nombreux soucis, contrariétés, coûts et obligations, les quelques maigres satisfactions quon peut retirer de la possession dune bête ne pèsent pas lourd dans la balance. Dailleurs, ce nest pas pour rien que 70 % des maîtres se débarrassent de leur animal en moyenne 2 ans après lavoir adopté (Voir larticle de Louise Gendron dans LActualité de juillet 2002) (et combien d'autre garde un animal qui ne leur donne que des problèmes par soucis de cohérence ou pour des raisons morales); un phénomène qui se reflète dans la moyenne dâge des animaux. Ainsi, daprès plusieurs études américaines de la fin des années soixante-dix et du début des années quatre-vingt (curieusement, précisons quà ma connaissance aucune étude de cette nature na été réitérée depuis), 50 % des chiens et 75 % des chats ont moins de 3 ans, âge qui correspond chez lhumain à 26 ans; 50 % des chats sont âgés de 2 ans. Lâge moyen des chiens et des chats est denviron 4 ans. Seulement 5 % des chats et des chiens parviennent à vivre jusquà 12 ans, âge qui correspond chez lhumain à 65 ans. Seuls 10 % des chevaux que lon peut aussi placer dans la catégorie des animaux de compagnie de loisir vivent jusquà 15 ans. Il nexiste aucune statistique concernant les autres espèces. Ces chiffres sont assez surprenants dans la mesure où la durée de vie potentielle du chien, quelle que soit sa race, est génétiquement de 20 ans, celle du chat, de 25 ans, et celle du cheval, de 40 ans. Autrement dit, même si nous prétendons les aimer comme nos enfants, peu dentre eux ont les mêmes privilèges que ces derniers. Ce sont des enfants envers lesquels nous avons plus de droits que de devoirs, et on leur permet rarement de vivre vieux (2). En adoptant un animal, de nombreux maîtres senlisent dans une problématique lourde de conséquences. Exaspérés par les coups de griffes, les cris et les aboiements, déçus par les pipis, humiliés davoir à ramasser les cacas, incapables de répondre aux besoins véritables de la bête ou de la contrôler, confrontés à une charge financière additionnelle, enfin, complètement désabusés, ils finissent par labandonner. Selon Pierre Barnotti, le directeur général de la Société de prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal, on abandonne au Québec environ 500 000 chiens et chats par année, pour un roulement annuel de 27 %, le taux le plus élevé en Amérique du Nord. Les nouveaux animaux de compagnie (les NAC ou les exotiques), qui sont aussi nombreux que les chiens et les chats, subissent le même sort en aussi grand nombre. Ladoption permet certes den réchapper quelques-uns, mais la très grande majorité dentre eux seront détruits (ce bilan ninclut pas les animaux qui sont euthanasiés par le vétérinaire en clinique privé). Plusieurs méthodes sont employées pour les mettre à mort : par injection de strychnine, noyade, étouffement dans un sac, asphyxie au monoxyde de carbone ou encore injection létale dun barbiturique. À Mirabel, cest avec une carabine de calibre 22 quon les tue dune balle dans la tête. Récemment, dans une fourrière de Drummondville (encore ouverte), on arrosait deau les chiens et les chats avant de les électrocuter en leur appliquant une pince sur la queue et une autre sur loreille. Les usines à chiots À ces horreurs sajoutent les 1800 usines à chiots du Québec, sales, surpeuplées et ressemblant, selon un rapport déposé en décembre 2001 par Mme Bisson du ministère de lAgriculture et de lEnvironnement du Québec (MAEQ), à de véritables camps de concentration (précisons quil existe des usines de ce genre - curieusement ignorées par les militants pour les droits des animaux - pour toutes les espèces, du chat au cheval et même la mygale). Confinées, attachées, isolées, sans stimulation sensorielle et rabaissées au rang de machines, les «mamans» de nos futurs «enfants» le «bétail» comme le dit le Pet Industry Joint Advisory Council (PIJAC) sont forcées de produire des petits continuellement, sans repos entre les cycles ; il nest dailleurs pas rare que les mères, hypernerveuses et traumatisées par lambiance qui règne dans ces élevages, mangent leurs petits. En outre, à cause de lintensification de lélevage des races «pures», plus de 300 maladies génétiques sont répertoriées seulement chez le chien par lAssociation américaine des vétérinaires pour le droit des animaux (AVAR), et le coût des soins qui leur sont associés est évalué aux États-Unis à plus de 1 milliard de dollars par année. La plupart de ces maladies sont incurables et font souffrir parfois silencieusement, tout au long de leur vie, un nombre incalculable danimaux. Un chien sur quatre souffre dun problème génétique grave qui se règle par leuthanasie (3). Les aliments pour chiens et chats À cause, en partie, de la piètre qualité des aliments, depuis 40 ans, lespérance de vie des carnivores domestiques est en chute libre. «Jai constaté», explique le Dr Gérard Lippert, auteur du livre La médecine douce des animaux, «que la longévité des chiens a diminué. Elle atteint une moyenne de 12 ans alors que, selon les races, un chien peut facilement vivre 16, 17, voire 18 ans. Les chats peuvent vivre plus longtemps, mais cest devenu rare de voir un chat de 20 ans.» Le cancer, les maladies osseuses, les allergies, les dérèglements du système immunitaire, les maladies digestives et hormonales, les maladies des dents, etc. sont légion, affligeant de façon irréversible la grande majorité des animaux de compagnie. Pour les animaux exotiques, dont les besoins alimentaires sont encore moins connus, cest une véritable hécatombe. Or, malgré les faits, lindustrie refuse de faire le lien entre les nombreuses maladies qui frappent les animaux en captivité et la très mauvaise alimentation quils reçoivent. Les aliments naturels ou frais, comme la nourriture de table par exemple, sont rarement utilisés comme contrôle dans les études portant sur les maladies, et cest facile à comprendre, car, comme le souligne le vétérinaire australien Tom Lonsdale (www.rawmeatybones.com), «la différence serait tout de suite notable» (Tom Lonsdale et autres, «A need for natural control groups in periodontal research», Australian Veterinary Practitioner, vol. 25, no 3, septembre 1995, p. 135). Pour le vétérinaire Marc Torel et le journaliste scientifique allemand Klaus Dieter Kammerer, auteurs du livre Lerreur du millénaire de la médecine vétérinaire. La dysplasie de la hanche par malnutrition : anomalie squelettique non héréditaire du chien (www.transanimal.de/commande.htm), les choses sont claires : «[...] le calcul et les stratégies commerciales nont pas besoin dun chien en bonne santé mais plutôt dun chien malade. Les affections de divers systèmes organiques par suite de malnutrition ont donné le coup denvoi à linnovation du marché par lintroduction de nombreux produits diététiques vendus par le vétérinaire auquel les fabricants livrent à domicile non seulement les marques en question, mais aussi les chiens malades nécessaires pour utiliser ces produits. Dans les pays occidentaux, lindustrie et les vétérinaires entretiennent dans un système totalement corrompu une certaine criminalité des blouses blanches et des cols blancs à travers la plus grande escroquerie de lhistoire de la médecine vétérinaire (4).» La longévité des animaux de compagnie La longévité réelle des animaux de compagnie apparaît être surestimée par lindustrie. Cette erreur sexplique par plusieurs calculs qui semblent curieusement manquer de rigueur : En réalité, le processus même de la domestication et le stress de la captivité qui lui est associé ont des répercussions dramatiques sur la santé générale des animaux, qui se traduisent par une réduction remarquable de la longévité. Les animaux exotiques, les nouveaux animaux de compagnie (NAC), que lon essaie de domestiquer sur une grande échelle depuis tout récemment, sont particulièrement touchés. Certaines de ces espèces, comme la perruche, le serin, la perruche collapsite, le pinson zébré et linséparable, sont soumises à une sélection intense responsable en partie dun taux de mortalité élevé. Certaines lignées doiseaux ont une espérance de vie presque 10 fois moindre que leurs équivalents sauvages. Par exemple, la longévité de la perruche collapsite est passée dun maximum de 32 ans à une moyenne variant de 4 à 6 ans. Les éleveurs ont même commencé à soumettre les grands perroquets à un traitement semblable, les exposant, comme les autres, aux effets néfastes de cette sélection. Notre ignorance des caractéristiques biologiques et psychologiques de ces espèces ne peut que réduire davantage leur longévité (Ross Perry, «The avian patient», dans Richie, Harrison et Harrison [dir.], Avian Medicine: Principles and Application, Lakeworth, Florida, Wingers Publishing, 1994, p. 30). Bien que le bilan pour ces espèces soit très négatif, il nest guère mieux en ce qui concerne les espèces plus familières comme le chien, le chat et le cheval, domestiqués sur une grande échelle depuis bien plus longtemps. Certains chiens, comme le bouledogue anglais, ont une espérance de vie de 5 à 8 ans. Un shar-peï, de 6 à 8 ans. Le danois, le doberman et, en général, tous les gros chiens pure race vivent rarement plus que 8 ou 10 ans. Ce bilan est surprenant dans la mesure où un chien, quelle que soit sa race, a le potentiel génétique pour vivre au moins 20 ans (6). Les monstres anatomiques : des petits Frankensteins piteux Pour poursuivre cette litanie de faits odieux et révoltants, il faut ajouter quune centaine de races de chiens et plusieurs de chats et doiseaux que lhomme a créées au gré de ses fantaisies esthétiques sont dotées dune anatomie qui fait de la vie de ces bêtes un véritable supplice. Le shar-peï, par exemple, ce chien dorigine chinoise élu le plus laid du monde, est recouvert dun excès de peau deux à trois fois supérieur à la normale. Les replis cutanés excessifs des paupières obstruent sa vue et frottent en permanence contre la surface de ses yeux, une des parties les plus sensibles du corps. Les dermatites chroniques des replis cutanés font partie des normes, et les maladies génétiques de la peau empoisonnent la vie de ce chien de plus en plus populaire. Cette bête, qui ressemble à «un lit mal fait», a une espérance de vie de quatre à six ans. Curieusement, ce chien est devenu la mascotte de lécole vétérinaire Purdue University aux États-Unis (7) ! Le trafic légal et illégal des animaux de compagnie Tout ce qui bouge et dégage un peu dénergie vitale fait lobjet dun commerce sans scrupule. Aux Philippines, par exemple, en Indonésie et ailleurs, les pêcheurs capturent les poissons daquarium deau salée en les paralysant avec des doses sub-létales de cyanure. Dans un rapport publié en 1998 dans le Bulletin of the Aquatic Conservation Network (vol. 4, no 1, mars 1995 et vol. 4, no 2, juin 1995), on évalue à 1000 tonnes la quantité de cyanure répandue au cours des dernières décennies, assez pour tuer 500 millions de personnes. Les dommages sur lécologie des récifs sont incalculables. LUnion internationale pour la conservation de la nature (UICN) rapporte que, chaque année, 30 000 primates, 500 000 perroquets, de 400 à 500 millions de poissons daquarium, de 1000 à 2000 tonnes de coraux et un nombre inconnu de reptiles et de mammifères franchissent illégalement les frontières internationales pour fournir le marché des nouveaux animaux de compagnie (NAC). Daprès le Service de la faune et des pêcheries des États Unis, 50 % à 90 % des animaux exotiques, selon lespèce et la valeur marchande, meurent entre la capture et la distribution. De 2 % à 16 % seulement des survivants atteignent lâge de 2 ans (8). Les mutilations des animaux de compagnie Par «amour», dans les officines des vétérinaires et des éleveurs, on mutile les «enfants» en leur coupant la queue et les oreilles, en leur enlevant les griffes, les cordes vocales, les crocs et les glandes annales, en les stérilisant, etc. La stérilisation des animaux, quoique toujours utile et nécessaire, na aucun impact sur le contrôle de la surpopulation, le taux dabandon et deuthanasie. Ces problèmes sont essentiellement un avatar du consumérisme et de la promotion très agressive dune industrie peu scrupuleuse, notamment des vétérinaires, des zoothérapeutes - et cela semble saugrenu a priori - des sociétés humanitaires et de certains activistes zoophiles qui véhiculent des notions erronés sur les vertus thérapeutiques et l'intelligence des animaux. La sterilisation est un traitement pour la fièvre et non pour la maladie. Paradoxalement, cette mutilation fait partie dun mécanisme social dont la fonction non-avouée est de cautionner la consommation en soulageant et en adoucissant les sentiments de culpabilité qui pourraient laccompagner. En accomplissant son devoir, en faisant stériliser son animal et en adoptant un animal «usagé» dans un «refuge», en faisant du «recyclage», le consommateur a limpression trompeuse davoir fait sa part. Il peut ensuite céder à son plaisir, la conscience en paix. Autrement dit, la défense des animaux, la stérilisation et le recyclage des animaux, cest comme aller à léglise tous les dimanches pour mieux pécher pendant le reste de la semaine ; cest une forme de sentimentalisme, cest-à-dire, une façon de continuer à aimer les animaux sans avoir à en payer le prix : arrêter de les consommer et ne plus les exploiter. En fait, mine de rien, la stérilisation ainsi que les autres formes daffection que nous prodiguons aux animaux - contribue vicieusement au problème quelle est censée prévenir. Entre-temps, la maladie du consumérisme avec son cortège datrocités ne fait que saggraver. Cest la même problématique que pour le recyclage des déchets domestiques. En trente ans, nous sommes passés dun taux de recyclage de 7 % à 28 %. Aux Etats-Unis par exemple, entre 1970 et 1994, le taux de recyclage du papier est passé de 15 % (6 millions de tonnes) à 35 % (28 millions de tonnes). A priori, cela semble extraordinaire. Nest-ce pas ? Où est le problème me direz-vous ? Il est dans ce quon ne nous dit pas. Dans la même période, on a jeté 14.7 millions de tonnes de papier de plus quen 1970
Il faut dire aussi, comme lexplique Joe Swabe, une sociologue hollandaise qui sintéresse à la relation homme-animal de compagnie, que cette opération sert bien également les exigences du maître souvent indisposé par une sexualité beaucoup trop manifeste. Cette opération facilite le contrôle des enfants en éliminant les comportements naturels qui dérangent. Les odeurs durine, lagressivité des bêtes non castrées, leur besoin inné dexplorer le territoire ne sont pas compatibles avec la vie en société. La masturbation des animaux qui sennuient et de ceux qui cherchent à saccoupler avec leur maître, les saignements de la chienne en chaleur, les continuelles vocalises de la chatte en chaleur incommodent le maître qui, avec la bénédiction et laide du vétérinaire, choisit de transformer son enfant en une «forme» plus acceptable (9). Les conditions physiques Parachutés dans une société qui nest pas faite pour eux, ces animaux dénaturés demeurent enfermés leur vie entière dans des espaces restreints, limités à une existence terne, triste et sécrétant lennui. En proie à la solitude, manquant dexercice, soigneusement gardés dans un état de dépendance, incapables dexprimer leur vraie nature, ces êtres, ni bêtes ni hommes, dépérissent rapidement. Inhibés par les bonnes manières et le code de conduite quon leur impose, forcées de vivre selon des exigences ambivalentes et contradictoires, ils meurent prématurément. Selon une étude (citée dans Karen L. Overall, Clinical Behavioral Medicine for Small Animals, Pennsylvanie, Mosby, 1997, p. 5) du Dr Anon, un vétérinaire américain, même si, selon le sondage du AAHA cité en introduction, «83 % des répondants se considèrent comme étant le père ou la mère de leur compagnon à quatre pattes», seulement 1 % dentre eux possèdent un minimum de connaissances au sujet des besoins physiologiques et psychologiques des animaux quils gardent en captivité. Il est difficile dans ces conditions dêtre un bon «parent» (10). Quelques statistiques parmi dautres En Amérique du Nord, on détruit au bas mot entre 10 et 27 millions de chiens et de chats, soit léquivalent de 4 à 11 Titanics pleins (en ajoutant les NAC et les animaux euthanasiés par les vétérinaires, on peut facilement doubler ces chiffres). La majorité des chiens et des chats morts sont recyclés dans la nourriture pour les animaux et les fertilisants agricoles (14). Selon les chercheurs de lUniversité du Wisconsin, les chats tuent, rien que dans cet État, un minimum de 7,8 millions doiseaux par année et trois fois plus de petits mammifères comme les écureuils, les lapins et les souris. En Australie, les chats errants ont fait disparaître plus de 30 espèces danimaux sauvages (15). Selon le Dr Ford, un vétérinaire américain spécialiste des maladies infectieuses, plusieurs vaccins en médecine vétérinaire sont tellement inutiles quon les appelle «les vaccins à la recherche dune maladie». Pour le Dr R. D. Schultz, un autre spécialiste américain de la vaccination, la vaccination annuelle des animaux na aucune justification scientifique. Ainsi, depuis une décennie, les réactions indésirables à la survaccination ont tué des centaines de milliers de chats et de chiens (16). Aux États-Unis, on compte chaque année de 1 à 3 millions de morsures rapportées (le chiffre réel pourrait bien être 50 fois plus élevé), ainsi que 500 000 personnes soignées à lhôpital pour des morsures graves. La plupart des victimes sont des enfants mâles de moins de 12 ans (17). Les chiens aux États-Unis laissent chaque année sur le sol léquivalent de 270 Titanics remplis de matière fécale et 480 Titanics remplis durine (18). Les plaintes et les poursuites judiciaires se rapportant aux animaux de compagnie dépassent largement tous les autres sujets de mécontentement civique (19). Comme nous pouvons le constater, nous envisageons en général lensemble de nos rapports avec les animaux sous un seul angle : son aspect positif. Or, faut-il rappeler que, même si certaines parties dune affirmation se révèlent justes et même «scientifiquement» démontrées, en aucun cas cela ne donne à lensemble valeur de vérité. Les effets négatifs de cette relation ne représentent pas uniquement «la pointe de liceberg damour que nous portons aux animaux de bonne compagnie», comme cette industrie voudrait nous le faire croire. Et, le plus souvent, ça ne se passe pas aussi bien quon se plaît à le dire. Bien au contraire. Une chose est sûre : la relation homme-animal nest pas une des plus grandes réussites de lhumanité, et il est faux de prétendre que les animaux qui nous distribuent leur affection peuvent compter, ici-bas, sur un retour affectif au centuple.
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